02.05.2012
Comment peut on adhérer........
Comment peut on adhérer, quand on est Chrétien, à une idéologie qui s'est nourrie de tous les antagonismes, a cherché à cliver, à opposer les uns aux autres, à instrumentaliser les tensions et donc à disperser et non à rassembler....ma foi chrétienne est faite d'une quête permanente de la tolérance, de l'amour du prochain, du partage avec l'Autre, du sens pour le collectif avec l'oubli (si possible..) de l'égo, de la volonté de l'humilité sur l'arrogance. Ce sont mes marqueurs, mes lignes d'horizon, mes béatitudes et, donc, je ne me retrouve pas dans la politique que vous savez.
Comment peut on adhérer, quand on se sent citoyen du monde, à un projet qui parle de frontières, d'exclusion, et même de nation qui veut garder ses privilèges de riches et se trouve enchaînée aux a-coups incohérents des humeurs narcissiques de celui qui est à sa tête. Comment peut on adhérer à une perspective qui voudrait que la France se rêve en fortin, avec le désir de se replier sur elle même pour rester entre soi et autiste aux autres.
Comment peut on adhérer, quand on est républicain, et que ne figurent pas dans le programme les 2 sublimes valeurs d'égalité des chances et de justice sociale pourtant inscrites au fronton de la République....
16:54 Publié dans coup de gueule énervé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : adhérer, chrétien
26.04.2012
Sommes nous en 1788 ?
Marcel Horsdesclous et un ami qui apporte des contributions sur mon blog. Celle qu'il propose aujourd'hui est intéressante comme les autres. Il va cependant m'en vouloir car j'ai raccourci son papier mais j'ai gardé sa saveur et ses pincipaux ingrédients. En "arrière bouche", son gôut reste le même.J'y ai laissé les épices.
C'est Eric Orsenna qui évoquait cette date dans sa réflexion sur la mondialisation à l'occasion d'un article sur son dernier livre "Sur la route du papier". Nous sommes certainement à la veille d'un nouveau siècle des Lumières !
Avec la mondialisation, nous nous percevons comme une communauté humaine unique.....depuis que nous avons appris que les nuages radioactifs, notamment, passaient les frontières sans visa. Les dommages écologiques inquiètent l'ensemble de la planète et toute activité commerciale comme toute régulation ne s'analysent plus qu'en termes transnationaux.
Ce rapprochement est considérablement amplifié par les nouvelles technologies de l'information et de la communication et on peut se demander si les NTCI n'aboutissent pas à une convergence intellectuelle. Les "Lumières" peuvent éclairer partout. Le monde construit son système nerveux, les télécommunications, et son cerveau, le traitement informatisé de l'information et du savoir. La diffusion de l'information, la transparence, ainsi que l'accélération des changements de culture entre générations rendent déjà obsolète ou archaïque certaines pratiques historiques (privilèges de classe, dynasties, emprises morales.....). On assiste à une banalisation et un mélange.
Ces rapprochements devraient conduire à une recherche de modus vivendi favorable à tous (mise à l'honneur des principes de laicité) et peut être entrons nous dans le siècle des "harmonies". La compétition considérée comme un optimum économique et social serait supplantée par l'idée de solidarité, garante de l'harmonie sociale. Un nouveau siècle des lumières : rien que cela ! où la 4ème révolution industrielle. Au choix.
11:51 Publié dans billet d'humeur, politique et societal | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mondialisation, orsenna, harmonie, solidarité
23.04.2012
Recommendation
Un livre m'a beaucoup touché. Il traite de deux solitudes.
La première est celle d'une femme de 40 ans :mari décédé dans un accident de voiture , 3 enfants à élever. Elle a, un jour, "l'imprudence"de contredire son superieur hiérarchique dans une réunion de travail. Le "petit chef" (comme il y en a tant dans les administrations)....va lui faire chèrement payer en la deshabillant, graduellement, sadiquement, de toutes responsabilités dans l'entreprise et en la placardisant. Viennent alors mille petites humiliations. Elle est progressivement exclue. Certes, elle a des enfants mais sa solitude est aussi celle d'avoir à éduquer, seule, "à une voix", ses 3 ados. "Maman qu'est ce que c'est qu'un couple?" lui demande son plus jeune fils. Le travail peut être un espace de profonde détresse.L'espace familial aussi. Solitude et détresse : synoymes, parfois.
La seconde solitude est celle d'un médecin du même age qui se noie dans son travail à SOS médecins. Il ne sait pas dire non aux appels d'urgence. Il a bien une compagne mais elle ne l'aime pas. Ce non-amour est aussi une solitude. Comme l'est la ville parfois, surtout quand on n'est attendu par personne.
Les deux "héros" de ce livre ne se rencontrent pas. Ce roman confirme que la solitude ne s'aprivoise pas. La solitude est sauvage. Elle est libre et vous engloutit. Elle broie. Ceux qui sont seuls ont du mal à rencontrer d'autres êtres marqués aussi du fer rouge de la solitude. 2 solitudes ne se rencontrent que rarement. Certes il y a les réseaux sociaux; mais .....
J'ai été interpelé par ce livre car il rejoint le fil rouge de celui que je suis entrain d"éditer et où je veux montrer combien il est difficile de partager la souffrance de l'Autre. L'Autre, même dans le simple mal-être, se retrouve souvent seul comme ce cervidé au coeur de la forêt lêche dans la pénombre ses blessures qui saignent.
le livre s'appelle "les heures souterraines" il est écrit par Delphine de Vigan (en poche). Superbe! roboratif aussi.
Une "commentatrice" dont j'apprécie toujours les remarques, soulignent que la solitude a aussi des effets positifs. L'écrivain écrit dans la solitude. Parfois, la solitude est magnifiquement apprivoisée. Enfin, il faut faire la "solitude en soi" pour atteidre La Vérité. (Je t'amènerai au désert et je parlerai à ton coeur)
15:43 Publié dans Réflexions, Sagesse du Monde | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : solitude, petit chef
14.04.2012
Non-partage sexué des activités domestiques
Le non-partage sexué des activités parentales, familiales et domestiques semble bien au coeur de ce qui constitue le rapport fondamental d'inégalités entre hommes et femmes. Le noyau de l'ancestrale répartition sexuée des activités résiste. Un rééquilibrage des tâches familiales commence à s'opérer, du moins au niveau des intentions. Le mâle a tendance à demeurer le mâle dominant. Le poids considérable des traditions que véhiculent l'éducation et les institutions maintiennent toujours un partage non-équitable.
Mais l'autonomisation des modes de vie s'est accélérée au sein des foyers. Les rituels collectifs -notamment des heures de repas - sont peu à peu délaissés... L'espace de la maison s'est décentralisée en bulles personnelles. La famille a un visage plus démocratique qu'autrefois. Elle est devenue un camp de base où chacun déploie son autonomie. Elle est à présent une vraie ruche alvéolaire. Elle est moins centralisée autour du modèle patriarchal et verticalisé, comme autrefois, en fonction de ce qui était le chef de famille. Elle tend à se ramifier à l'horizontale. Y coexistent plusieurs modes de vie et le rapport à l'autorité évolue, me semble t il , au profit des femmes.
Par ailleurs, des efforts se font jour pour redéfinir, notamment dans la législation sociale, les droits de la parentalité en accordant (ou en allongeant) le congé parantal au profit du père. La multiplication de familles recomposées avec les conséquences en termes de garde en alternance pour les enfants, pourraient aider au "réajustement structurel" du partage en ce domaine.
Au total, comme le disait un philosophe: les femmes en cherchant l'égalité avec les hommes se trompent gravement ......par manque d'ambition! car elles valent beaucoup plus qu'eux.
A lire sur ce thème : "tels pères...quels fils" de Pascale Weil Chez Eyrolles
12.04.2012
merveilles d'Asie
Vietnam : 3 émotions vous saisissent qui se renforcent entre elles pour ne jamais vous lâcher du début jusqu'au départ.Il existe une atmosphère singulière faite d'un parfum d'Asie et, en même temps, quelque chose d'autre que l'Asie
1) le choc de l'Histoire
- L'architecture coloniale marque le souvenir de notre empreinte, attestant du subtil savoir faire des architectes français qui ont su réaliser l'alchimie antre les codes autochtones et l'élégance de nos conceptions.
- A Hué une civilisation a été assassinée. L'aviation américaine a tout anéanti de ce qui était la cité interdite. Reste la rivière des parfums et sa parure tropicale: superbe...mais dramatique car les cicatrices sont profondes au sein même des familles où les membres relevaient de camps opposés.
- Le Nord a été sous influence chinoise et l'art n'y est pas aussi fin qu'en Inde. Les temples sont habités d'énormes Bouddhas qui pontifient dans un décor d'acajou et de laque, surchargé et baroque
- Au Sud l'art religieux est plus délicat et on est touché par la ferveur et la spiritualité du culte Bouddhique
2) la vitalité du pays
On réalise au Vietnam que l'Histoire est entrain de basculer et que l'occident s'éffondre au profit des émergés et de l'Orient où l'activité ne s'arrête jamais, même pas la nuit, surtout à Saïgon. Leur dynamisme est impressionnant. Les rues sont bordées d'échoppes, de magasins où tout le monde travaille, mange, discute, dort, échange avec un état d'esprit loin de la morosité occidentale.
3) la somptuosité des paysages
beauté des rizières, vert tendre, montagnes qui plongent dans la mer, plages style caraïbe, rivières profondes avec ses jonques et sa nature sauvage et, bien sûr, la Baie d'Along qui offre des lumières, des couleurs, une atmosphère plus belles encore que sur las pages glacés des magazines. La baie compte un milier d'îles en pain de sucre qui forment toutes des figures différentes et fantasmatiques où pierres et forêts semblent émerger de l'eau comme un mirage. Il y a le Mékong aussi puissant et si large qu'on dirait une mer où l'animation est totale (marchés sur l'eau, sampans chargés de produits exotiques, jonques de pêcheurs...) .
Il y a aussi le Mékong et ses marchés flottants, la forêt sauvage et les rivières bordées d'habitations en bois avec des cages d'oiseaux et un culte général pour les fleurs. le Vietnam? un pays communiste qui interpelle
07.04.2012
St Augustin et la Zakât
Dans mes travaux sur "l'attention à l'Autre" entrepris ces derniers mois, j'ai noté deux ou trois choses que je voudrais vous faire partager.
St Augustin a écrit un texte que je trouve moderne.
"Deux amours ont construit deux cités. L'un est saint. L'autre impur. L'un tourné vers les Autres, l'autre centré sur soi. L'un est soucieux de tous en vue de la cité céleste; l'autre va jusqu'à subordonner le bien commun à son propre pouvoir en vue d'une domination arrogante"
J'ai constaté aussi le grand souci de l'Islam pour l'écoute de l'Autre. L'aumône," le Zakât", est un des cinq piliers de la religion musulmane. Tout musulman qui en a les moyens doit donner une partie de ses biens à la communauté. Le Zakât a pour but de purifier l'âme du croyant, de toute avarice, convoitise et de cultiver l'esprit de partage et le lien social. Il n'est donc pas étonnant de voir se développer en milieu musulman des solidarités puissantes, certes fragmentées par des approches religieuses conflictuelles, mais toujours disponibles pour se mobiliser
18:34 Publié dans politique et societal, Sagesse du Monde, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : zakât, aumône, musulman


