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  • réflexion printannière sur l'automne de la vie

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    Vivre son avancée en age comme le détachement de tout ce qui faisait poids : le poids de la tradition, des vérités enseignées, de la famille, du groupe, de la Société... c'est l'accession à une Liberté, l'abandon du superficiel et de l'apparent. Vieillir c'est pouvoir enfin s'ouvrir sur le monde.

    L'avancée en age est aussi une solitude. "Vieillir est la plus solitaire des navigations". Mais pas un isolement.

    Avec l'avancée en age on accède, si on le veut, à une solitude positive. Elle est alors un cadeau royal que parfois nous repoussons parce qu'en cet état nous nous découvrons infiniment libre et que la liberté c'est ce à quoi nous sommes le moins prêt. "On devrait apprendre à aller à la rencontre avec soi même pour habiter avec soi". La bonne solitude ouvre, rend disponible et relie. Or personne ne nous apprend à être seul et cela dès l'enfance. Toute notre éducation qu'elle soit dispensée par la famille ou par l'école vise à ne jamais laisser l'enfant dans le silence face à lui même. S'il s'isole on s'inquiète. La solitude est alors considérée comme une maladie.

    A l'automne de la vie, la quête de la solitude positive est un graal dont on peut recevoir de nombreux bienfaits. Elle est l'inverse de l'isolement.

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  • Un grand manque

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    L'affaire Viguier nous rappelle un grand manque dans nos procédures judiciaires: l'absence de toutes motivations de la décision pénale rendue. Le citoyen aurait le droit légitime de savoir sur quels arguments a été rendue la sanction ou l'acquittement. En tant qu'ancien juré d'assisses à la Cour de Versailles, je sais que la décision définitive prise en salle de délibération est longuement et murement pesée. La confidentialité n'exclue pas la transparence. C'est à l'aune de ces 2 exigences que pourrait être délivré l'acte final d'une tragédie dont le public est privé des derniers mots. Ce n'est pas juste ! 

  • Viguier : un acquittement nécessaire pour "absoudre" (!) un trés vraisemblable meurtrier

    tribunal 1.jpgEn tant qu'ancien juré d'assisses je me suis posé la question de savoir ce que j'aurais décidé pour Viguier dans la salle des délibérations. Dans la décison pénale finale il convient toujours de juger sur le plan du droit et non sur le plan  de la morale ou par recours  à l'imagination comme le réclamait, dans ce cas, le ministère public quelque peu en mal d'arguments. Il n' y avait donc aucun doute : Viguier ne pouvait être qu'acquité.Et pourtant, mon intime conviction est qu'il est coupable, un coupable à la fois malin et maladroit.