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  • Fervent appel à vos commentaires

    J'ai entrepris la rédaction d'un ouvrage dont le titre pourrait  être le "livre noir du partage". Dans ce document je veux soulever une double thématique :

    (1) Tout le monde appelle au partage de manière incantatoire mais cet appel, reste le plus souvent, au stade d'aspiration platonique. Souvent nous échangeons, nous divisons, nous différencions, nous répartissons, nous attribuons...mais nous ne partageons pas. La réalité est plutôt celle du non partage dans une société souvent autiste aux autres quand elle ne les exclut pas. La compassion n'est pas partage, ni l'altérité d'ailleurs.

    (2) Quand il y a exceptionnellement partage, celui-ci est parfois en trompe l'oeil et il est plutôt même rarement vertueux. Il est souvent pollué par des arrières pensées qui lui font perdre sa vertu ; il est alors souvent inéquitable. La face sombre du partage l'emporte trés souvent sur sa face vertueuse.

    - Pour développer le (1), j'essaye de montrer que les politiques depuis la Grèce au VIème siècle jusqu'à la théorie républicaine de nos jours, développe (+ou-) un discours de solidarité et de partage du pouvoir. La réalité montre que l'idéal démocratique n'a pas trouvé son expression pleinement accomplie et que la démocratie représentative, déjà difficile à mettre en place, doit se doubler d'une démocratie participative qui reste encore à inventer. Dans le domaine économique, les systèmes sont en crise (capitalisme, socialisme...) parce qu'on ne sait pas procéder à la redistribution permanente des ressources et des richesses et que la formule socio-économique optimale n'a pas été trouvée. Enfin, les Eglises de toute sorte appellent à un souci d'altérité, de solidarité et de lien social mais tout cela reste souvent du domaine de la théorie attrayante et généreuse. Reste aussi le doute extrême de savoir si le religieux doit s'occuper de politique.

    - Pour développer le (2) j'évoque la face sombre du partage qui, souvent déséquilibré, peut être le produit d'un binôme dominant-dominé (le serf apporte son travail en échange de la protection du Seigneur, le colonialisme etc..),  peut être tactique (partager pour regner...), peut être ambigu (l'Europe et l'Amérique du Nord continuent d'aider les pays pauvres parce que cela leur coute moins cher que d'ouvrir leurs marchés aux pays du Tiers-Monde, ce qui ruinerait leur secteur agricole...).

    Il faut donc dans une Société qui connait de multiples ruptures procéder à des remises en  question et s'ouvrir à l'audace. Il faut réfléchir autour du concept de "nouvelle répartition" (intergénérationnelle, Etat-individu, Nord-Sud...) Si nous ne "conduisons" pas un nouveau partage, celui-ci nous sera imposé, peut-être par les nouvelles Sociétés (Asiatiques, Orientales, Chinoises..), en tout cas par de nouvelles forces qui se font jour et qui seront violentes pour les privilégiés que nous sommes.

    Ecrivant un livre sur le partage, j'appelle au partage de vos réflexions sur ce canevas. merci beaucoup.

  • Humbles Réflexions sur le Temps

    " Le passé nous obsède, l'avenir nous fait peur voila pourquoi le présent nous échappe"

    Nous vivons presque tous au jour le jour soit que l'enracinement et la tyrannie invisible de nos habitudes et de nos taches répétitives nous y portent, soit que l'insouciance ou le "surmenage de notre désir de réussite immédiate" nous y incline. Le premier objectif est donc de passer d'une vie au jour le jour, à une vie comportant des projets, des perspectives, un vouloir. La seule réussite admissible consiste à conjuguer, avec harmonie, une vision courte, celle de l'instant, et une vision longue comportant un horizon et des arrières plans. En somme il nous faut disposer d'un "zoom": un système capable de "mettre au point", sur le champ, les plans les plus éloignés comme les plus proches.

    Le présent. Il dépend de nous qu'il soit tout ou rien: résidu fugace de ce passage incessant du passé à l'avenir; ou au contraire, un état permanent, englobant l'un et l'autre, une troisième dimension à notre mesure. Ce frottement continu d'hier et de demain peut engendrer la cendre ou l'étincelle. Etant donné l'incertitude sur le temps qui nous est encore imparti, notre seule défense est de désintégrer le temps: de le faire éclater en instants et de passionner chacun d'eux.

    Le présent est un cadeau royal que nous donne le Destin. Pour y faire honneur, il faut que chaque seconde soit lourde de son apport extérieur: vision, dialogues, rencontres...et de sa charge interne: sentiments et pensées. En fait, vivre, aimer et accepter les renoncements de toute façon, inévitables.

     

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  • Leçon de Tibhérine

    thiberine.jpgA l'immense mystère de la Douleur, de l'Injustice,on peut seulement opposer, par exemple, le dévouement désintéressé des moines de Tibhérine: ce mystère de l'Amour  tout aussi inexplicable.

    Mystère contre mystère...voila la seule explication possible. Ils ont un point de contact: le Christ. Cette étincelle nous est une lumière suffisante. Notre problématique de vie se situe bien au carefour de l'Amour et du renoncement.

  • Entre riches et pauvres....

    Les riches ont un visage aussi fermés que leurs maisons. Ils ne connaitront jamais ce qui n'a pas de prix. Ils mourront comme des araignées, recroquevillés sur leur garde manger ou sur leur tiroir caisse. Les riches choisissent; les pauvres, jamais.

    Pour les petits, les humbles, les pauvres....la vie est un couloir de wagon où il faut s'aplatir pour laisser passer les autres et encore sourire et même demander pardon