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  • Notre responsabilité vis à vis de la Tunisie et de l'Egypte

    La question qui mérite d'être posée (occultée dans les médias) est de savoir comment les clans Ben Ali/Trabelsi ainsi que l'environnement relationnel de proximité de Moubarak avaient amassé la fortune que l'on sait.

    La réponse est incontestablement simple : par "notre" faute, celle en tout cas du FMI dont on ne peut pas dire que nous ne soyons pas partie prenante, surtout à l'heure actuelle.

    Il faut savoir que le FMI n'accorde son assistance technique et surtout financière qu'après mise en place de procédures de conditionnalités multiples mais dont la principale est l'organisation, par les pays aidés, d'un système de privatisations étandues à de nombreux secteurs productifs ou financiers. Partout le mode operatoire de ces privatisations passe -et c'est trés bien- par un recours à l'adjudication. Oui, mais voila!..., le FMI ne contrôlera en rien la façon dont seront menées les adjudications. Dans les pays  hautement corrompus des despotes en place ou en fuite, le processus sera proche d'une mascarade ( biens mis en adjudication sous-estimés, bradés, ET choix de l'heureux gagnant (le mieux-disant) accordé à un membre ou un proche du clan de façon transparente ou non.

    Tout le monde se satisfaisait de cela, le FMI en premier puisque seul importe pour lui que les secteurs en question soient privatisés.Le peuple semble avoir dit "Basta !"mais les évênements en cours montrent la complexité de la situation. Comme le souligne une note de mon blog "les nuits sont enceintes et personne ne sait ce qui naitra le jour".On sait simplement que la violence engendre la violence. On sait aussi que l'attachement au pouvoir et l'addiction à l'argent engendrent toutes les perversions y compris le manque de lucidité et de respect.

  • Réjouissons nous sans entrave !

    Quelle fraicheur dans la spontanéité et quelle formidable bouffée d'espoir et d'optimisme nous donnent les révolutions tunisiennes et égyptiennes ! voilà un mouvement insurrectionnel qui est d'abord laïc (il n'est impulsé par aucune religion) qui n'est pas politique (pas de leader, pas de parti donnant des ordres, pas d'Ayathollah préchant l'intolérance, même pas de leader) qui ringardise et ridiculise l'establishment politique et culturel occidental (qui n'a rien vu venir et n'a rien compris et fait preuve de tous les conservatismes en misant sur le maintien des despotes) qui a renversé l'ordre de la peur (la peur a changé de camps) et qui illumine l'avenir d'un souffle nouveau qui destabilise déjà les profiteurs des régimes contestés.

    Certes, Jaurès disait que "le tison des révolutions finit toujours en fumant et en puant" et les dangers sont multiples:les pillages, les exactions de toutes sortes, des récupérations de tout poils, notamment des politiques, malheureusement peut être des religieux, la menace du chaos, ne serait ce qu'économique...

    Mais pourquoi bouder sa joie aujourd'hui. Nous vivons la Grande Histoire "en Live", celle où des hommes ne se battent pas CONTRE (le mouvement ne stigmatise pas la civilisation judéo chrétienne) mais POUR plus de liberté et de justice.  

    Les moments de bonheur sont toujours des "petits miracles menacés" et celui là en est un..Il faudrait tout faire pour faciliter la transition démocratique en cours. Le déclassement de la Tunisie par les agences de notation n'y aide pas. Pour une fois que les pauvres, les sans grades, les démunis pilotaient l'actualité, on va même leur voler ce qu'ils ont engendré. "La liberté est une mer agitée; certains lui préfère le calme du despotisme: c'est celui des cimetières"