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  • Aide aux Êtres en grande détresse

    Nous avons tous, plus ou moins, à aider ou à accompagner un jour des êtres en grande détresse, que cette dernière soit morale ou physique. Les thérapies psychanalytiques traditionnelles nous donnent des conseils bien connus à présent.

    Aujourd'hui ces théories sont souvent remises en cause. Carl Rogers dans son livre "la relation d'aide et la psychothérapie"s'y emploie. Je voudrais résumer certains apports majeurs de ce courant de pensée qui devrait nous aider à changer notre regard sur la grande détresse. Certains points sont éminemment discutables cependant ....

    1/-Désormais, il y a "centration" sur l'individu en grande détresse et non sur son problème. Le but est de lui donner la maturité pour faire face  en (lui) conservant une grande indépendance. Cela passe par l'extême détachement de l'aidant. L'aide ne consiste pas à faire quelque chose pour l'individu ni non plus à le conduire à faire quelque chose pour lui même. Elle consiste à le libérer pour qu'il puisse achever sa maturation.

    2/- L'accent doit désormais être mis sur l'affectif de la situation plutôt que sur l'aspect intellectuel ou rationnel. La plupart des détresses ne sont pas dues à un manque de savoir, le savoir de comment essayer d'en sortir mais ce savoir est inefficace parce que bloqué par les satisfactions émotionnelles que le désespéré peut ( "éventuellement?", "potentiellement"?...je suis plus dubitatif que Rogers ici) tirer de son actuelle inadaptation.

    3/- L'accent doit être mis sur la situation actuelle plutôt que sur le passé. Les structures émotionnelles significatives de la personne en détresse se révèlent aussi bien dans sa manière récente de s'adapter que dans son histoire passée.

    4/- L'aide est elle même une expérience de maturation. Autrefois on attendait de l'aide qu'elle favorise la transformation de l'aidé. Aujourd'hui, l'aide peut devenir une expérience d'auto-développement. Elle n'est plus une préparation à la transformation; elle est une transformation.

    Ce dernier point me convainc qu'il faut aller vers ceux qui sont en grande détresse. Les écouter, c'est déjà un peu les guérir.

  • Partage....

    De manière tout à fait inattendue, mon cardiologue vient de m'annoncer que je venais de faire un infractus sans les symtômes bien connus qui trainent dans la queue de cette vilaine et malfaisante bête et donc sans m'en apercevoir. Interdit,préventivement, de toute activité, j'en ai même suspendu mon blog !

    Aujourd'hui, je voudrais dire combien cela m'a aidé à imaginer ce que pouvait ressentir ceux qui apprennent brutalement leur sida, leur cancer.....J'ai pensé à leur immense solitude face à la nouvelle, à la destruction de leurs projets, à leur sentiment d'être désormais différents, à l' étiquette qu'on allait leur affubler . J'ai ruminé sur l'étrange déficit de psychologie de certains experts médicaux qui zappent allègrement les dégats collatéraux d'une telle annonce; Difficile de regarder le ciel ensuite....Différent le regard sur la vie aussi...