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Différences

On peut se demander si nous n'entrons pas de plus en plus dans un monde bi-polaire qui verrait les êtres humains se partager, de manière clivée, entre les réalistes et les idéalo/sentimentaux. La façon de réagir au vécu serait d'un côté fondée sur ce qui est et de l'autre sur ce qui est ressenti (Nous avons tous phosphoré sur la célèbre citation "on voit le monde non pas tel qu'il est mais tel que nous sommes").

Dans cette dialectique , plusieurs réflexions sont possibles.

- quelle est la part de l'acquis et de l'inné dans l'attitude fondamentalement réaliste d'une  personnalité ? On naît avec un tempérament réaliste ou non selon un héritage patrimonial quasi génétique. L'éducation n'y pourra guère. Kant distingue les formes a priori de la sensibilité et les catégories de l'entendement. Elles sont, dit-il, "transcendantales"puisqu'elle échappent à l'expérience.

- le réalisme semble une force. C'est celle de "l'implacabilité" du constat, de la posture unique et intangible débarassée des questions existentielles et des doutes qui embarassent tant le sentimental et l'idéaliste. Faire du sentiment peut freiner une décision et compliquer un problème. Le réaliste suit une logique -souvent cartésienne- avec l'alibi de la rationnalité. Mais le réalisme peut être une faiblesse aussi. Des éléments essentiels de la vie échappent : une émotion partagée, un sentiment fusionnel, les coins d'oeil du hasard et de l'imprévu etc.....

- le clivage prédispose à des professions: aux réalistes la politique, les métiers du droit et des Sciences....aux idéalo/sentimentaux ceux de l'art, de la médecine, de l'écriture....mais rien n'est imperméable avec pas mal d'ambivalence chez certains.

- peut être un clivage politique Droite/Gauche.

Deux conclusions s'imposent: (1) on tend de plus en plus au réalisme. Le Sport par exemple. L'important n'est plus de participer mais d'avoir la rage, d'avoir les crocs, de se battre jusqu'au bout, de donner tout et qu'importe les moyens car la victoire est le seul but. Mais la métaphore sportive n'est qu'un exemple parmi tant d'autres; (2) le réalisme s'accorde mal avec les relations affectives qui doivent échapper à toute logique ou rationnalité.

A ce sujet je recommende VIVEMENT la lecture d'un blog qui s'appelle "indestructiblement et doucement mêlés" par Rozven. Une pépite dans la blogosphère.

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