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  • Magie de l'automne

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    Les ciels d'automne dessinent parfois de grands oiseaux pleins de couleurs pastels en un tableau impressionniste saisissant et mystérieux

    (Photo prise mi-novembre depuis un petit coin de terre que j'aime bien et où le ciel semble immense)

  • Poésie

    P1070051.JPG"La glace brûle

    plus profondément

    que le feu

    mais l'herbe se souvient

    de la caresse du soleil"P1070046.JPG

    Dany Laferrière, poète haïtien qui a aussi écrit une phrase que j'aime: "si tu ne connais pas le vaudou, le vaudou te connait". S'agissant du petit poème, on pourrait remplacer "glace" par indifférence et "feu" par passion pour lui donner une interprétation forte. Mais il y en a d'autres...

     

  • Instants

    Nous vivons tous des instants bénis, des instants de grâce, de bonheur inéffable, "des moments étoilés de l'existence". Ceci se produit parfois au contact de la nature, lorsqu'on ne s'y attend pas et lorsqu'on a l'impression de toucher l'essentiel, à la vérité du Monde.

    Ainsi en a t il été lorsque depuis le haut de mes coteaux gascons ou je suis né, je regardais tomber la nuit sur la vallée dont les lumières s'allumaient une à une dans un silence que rien ne troublait, pas même l'aboiement d'un chien ou l'appel d'un milan endormi sur les ailes du vent. Une telle paix s'étendait sur le monde que je me sentais apaisé et comblé, certain que rien, jamais, ne me délivrerait mieux de la douleur de vivre que ce soir qui tombait, cette douceur de l'air, ce sommeil qui engourdissait la vallée, où les clôchers des villages disparaissaient dans l'ombre, tandis que derrière moi, les côteaux respiraient doucement, au même rythme, comme si toutes les vies venaient se confondre en une seule.

  • l'écume et la vague

    Les problèmes actuels (dettes publiques, rigueur, croissance nulle...) ne sont que l'écume visible de mouvements tectoniques profonds et cachés. L'écume masque la réalité de ce qui se passe en profondeur. Nous vivons une rupture historique d'une ampleur que nous ne mesurons pas et dont on sait qu'elle est une des plus importantes de l'Histoire de l'Humanité. La rupture est politique, économique, sociologique et religieuse. Elle est maintenant irrémédiable.

    Politique: je n'ai pas vu un seul expert faire remarquer que ce sont les grands pays hier COLONISATEURS qui sont majeurement en crise aujourd'hui: Italie, Espagne, Portugal, Grêce, France, GB mais aussi Japon et USA. Les pays maintenant "émergés", et autrefois COLONISES, nous ont fait la leçon au dernier G20.Ils se portent mieux que nous en termes d'équilibres économiques et financiers. Ils vont  nous assister. Ironie et retournement de l'Histoire.

    Economique: le modèle occidental de  croissance basé sur le recours à l'endettement avec des financements issus de l'Etat ou des marchés, a montré, au mieux, son impéritie, au pire, son aboutissement à la catastrophe. Ce n'est pas la pensée libérale qui est en cause mais la pensée économique tout court.

    Sociologique: l'explosion des inégalités au niveau mondial et le triomphe partout, ou presque, de l'individualisme, ont gravement endommagé les rapports entre l'individu et la collectivité. On le sait, il faut réinventer un vivre ensemble et recoudre le lien social (Rosanvallon emploie la jolie expresion de "refaire Société")

    Religieuse: la société mondiale est de moin en moins laique et de plus en plus empreinte de Dieu. On l'invoque partout en le mélangeant aux affaires publiques (en Asie, dans les pays arabes et musulmans, en Afrique etc...) et même privé avec l'extension de la charia. Seule la vielle Europe fait exception car elle sait le rempart de la laicité pour éviter  intolérences ou fanatismes

    Ces differentes ruptures aboutissent à un BASCULEMENT abyssal de la société qui ne se transforme pas mais se renverse sous l'effet de nouveaux rapports de force. Notre Occident va devoir apprendre l'humilité et en finir avec l'arrogance; son déclin n'est pas à redouter. Il est en cours et l'Histoire s'accélère!

  • Différences

    On peut se demander si nous n'entrons pas de plus en plus dans un monde bi-polaire qui verrait les êtres humains se partager, de manière clivée, entre les réalistes et les idéalo/sentimentaux. La façon de réagir au vécu serait d'un côté fondée sur ce qui est et de l'autre sur ce qui est ressenti (Nous avons tous phosphoré sur la célèbre citation "on voit le monde non pas tel qu'il est mais tel que nous sommes").

    Dans cette dialectique , plusieurs réflexions sont possibles.

    - quelle est la part de l'acquis et de l'inné dans l'attitude fondamentalement réaliste d'une  personnalité ? On naît avec un tempérament réaliste ou non selon un héritage patrimonial quasi génétique. L'éducation n'y pourra guère. Kant distingue les formes a priori de la sensibilité et les catégories de l'entendement. Elles sont, dit-il, "transcendantales"puisqu'elle échappent à l'expérience.

    - le réalisme semble une force. C'est celle de "l'implacabilité" du constat, de la posture unique et intangible débarassée des questions existentielles et des doutes qui embarassent tant le sentimental et l'idéaliste. Faire du sentiment peut freiner une décision et compliquer un problème. Le réaliste suit une logique -souvent cartésienne- avec l'alibi de la rationnalité. Mais le réalisme peut être une faiblesse aussi. Des éléments essentiels de la vie échappent : une émotion partagée, un sentiment fusionnel, les coins d'oeil du hasard et de l'imprévu etc.....

    - le clivage prédispose à des professions: aux réalistes la politique, les métiers du droit et des Sciences....aux idéalo/sentimentaux ceux de l'art, de la médecine, de l'écriture....mais rien n'est imperméable avec pas mal d'ambivalence chez certains.

    - peut être un clivage politique Droite/Gauche.

    Deux conclusions s'imposent: (1) on tend de plus en plus au réalisme. Le Sport par exemple. L'important n'est plus de participer mais d'avoir la rage, d'avoir les crocs, de se battre jusqu'au bout, de donner tout et qu'importe les moyens car la victoire est le seul but. Mais la métaphore sportive n'est qu'un exemple parmi tant d'autres; (2) le réalisme s'accorde mal avec les relations affectives qui doivent échapper à toute logique ou rationnalité.

    A ce sujet je recommende VIVEMENT la lecture d'un blog qui s'appelle "indestructiblement et doucement mêlés" par Rozven. Une pépite dans la blogosphère.