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  • De la difficulté d'offrir

    En cette période d'effervescence commerciale pré-nativité, il faut être conscient de la difficulté d'offrir.

    Faire un cadeau c'est aussi prendre barre sur celui qui reçoit, c'est faire de lui un obligé, c'est presque déclancher un mécanisme de pouvoir. Le bénéficiaire sera piégé par la nécessité de réciprocité qui, seule, lui permettra d'éviter de se sentir dominé par le généreux donateur. Il existe dans la pratique du don une forme trés subtile de violence symbolique ou de domination. Plane aussi l'ombre glaçante d'une obligation de gratitude.

    Bien sur dans un paysage relationnel sans nuage, le plaisir d'offrir et de recevoir peuvent s'égaler. Il faut faire attention au don trop important car il produit le phénomène ci-dessus et peut altérer la relation. Le don bâclé ou réalisé par necessité peut donner de l'amertume au coeur du recevant.Difficile d'offrir !... 

    Plus que le don et le cadeau, je préfère le partage; C'est plusz complexe et plus rare

  • La modernité (hier et aujourd'hui)

    Pour la Renaissance la modernité est  un idéal de progrès, portée par les avancées de la science,  où l'individu est appelé à s'accomplir. Avec le siècle des Lumières être moderne a consisté à croire en un projet libérateur, à s'affranchir du poids de sa condition d'origine. La modernité a été indissociable d'une lutte pour la libération, d'une émancipation de divers jougs, ceux du droit divin et de la colonisation notamment. Cette conception a perduré, sous diverses formes, jusqu'au XXème siècle, en particulier par différentes étapes d'émancipation diverses, féminine par exemple. Mais à chaque fois, il y avait priorité de la société et du collectif sur l'individuel. "Il fallait libérer la société pour libérer l'homme..."

    Rien de tel aujourd'hui où l'ordre des priorités est renversé.

    La vision postmoderne du monde repose sur la méfiance envers la collectivité et une foi inébranlable en la liberté de chacun. Aujourd'hui on se défie des autorités qu'elles soient paternelles, institutionnelles, religieuses, syndicales, militaires ou scolaires. L'axe cardinal est sa propre réussite personnelle (ou je veux, si je veux, quand je veux, parce que je le vaux bien), sans revendication collective de génération, sans référent à un héros militant (plus de Che Guevara...)mais avec la liberté de créer sa propre trajectoire

    En déplaçant le curseur du collectif à l'individuel, du sociétal au particulier, des autorités instituées à la légitimité  de chacun, la société d'aujourd'hui a accouché de libertés et de tolérances nouvelles, mais aussi de défis inédits comme celui anxiogène de devoir forger sa propre place quand celle ci est moins dictée par l'ordre sociétal, et de s'adapter à un environnement de + en + incertain, fluctuant, presque sans balise ni modèle.

  • Réflexion

    Pour ceux qui vivent dans un monde de stress et de tensions et dont la crise accroît souvent les crispations, il existe différentes voies pour tenter d'évacuer, même un temps, ce ressenti compliqué:  une activité de loisirs bien sûr et le succès récent d'un film populaire en atteste; plus exotique, des instituts de relaxation ou, plus risqué, les anxiolytiques en tout genre....et bien d'autres moyens bien sûr...

    Mais on peut  (également) faire appel à la spiritualité. Il n'y a pas plus belle détente que la prière ou l'oraison. La prière peut être psalmodiée, parlée ou chantée et s'extraire des formats ressassés. Son pouvoir est d'écarter les peurs et de repousser les solitudes. La quête du transcendental nous fait prendre de la hauteur sur les contingences et les difficultés. Ce n'est pas strictement "Catho" ce que je dis, ni ringard me semble-t-il. Les musulmans le pratiquent de manière exemplaire comme les hindouistes d'ailleurs et bien d'autres communautés spirituelles. Moi j'ai essayé et cela marche....j'avais envie de le dire. Ce n'est pas un secret; c'est "un bon plan" !