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"Je suis né dans mon enfance, c'est mon pays"

On sait tous l'importance de l'enfance. Elle comporte l'héritage du patrimoine génétique, culturel affectif. Dans une de mes notes, j'ai dit que l'on est ce dont on hérite. On naît bourreau ou esclave, dominant ou dominé, sensible ou réaliste...à des degrés divers, sous des formes variables; mais le long fleuve de la vie nous voit l'un ou l'autre, quasi invariablement. Tout est écrit trés vite dans l'enfance: on nous l'a dit et nous le vérifions. "C'est dès l'aurore que l'on connait la bonne matinée" disent les Africains, la bonne ou la mauvaise.

Un témoignage: dans mes activités je suis appelé à écouter les grandes souffrances. Toutes ou peu s'en faut,  ont un point de départ dès l'enfance, lors d'un évênement traumatique qui marque l'âme au fer rouge: le viol , l'inceste, la violence subie ou vécu, l'éclatement familial etc...Me vient alors ce poême qu'autrefois je trouvais pompeux mais qui, en définitive, est sivrai. Vous le connaissez.

"le coeur d'un homme vierge est un vase profond

Lorsque la première eau qu'on y verse est impure

La mer y passerait sans laver la souillure

Car l'abîme est immense et la tâche est au fond"

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