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  • UTOPIE

    Lors de rencontres à la séance de dédicaces que je donnais samedi  pour mon premier livre, j'ai rapporté deux trésors. Un de mes lecteurs m'a "apporté" ce que j'avais été incapable de faire par méconnaissance du sujet: l'approche du concept de "partage" vu par les écrits des différentes religions, pas seulement monothéistes. J'ai écouté avec ferveur et gratitude. Je vais en faire une note pour mon blog.

    Un second lecteur m'a "offert" la plus belle définition de l'utopie par l'intermédiaire d'un auteur ( Edouardo Galeano) qui a écrit sur ce concept.

    "l'utopie est à l'horizon. Je me rapproche de deux pas, elle s'éloigne de deux pas. Je chemine de dix pas et l'horizon s'enfuit dix pas plus loin. Pour autant que je chemine, jamais je ne l'atteindrai. A quoi sert l'utopie? Elle sert à cela : cheminer".

    Superbe! on a besoin d'utopie.

  • Décalage

    Alors que la marche du monde devient de plus en plus imprévisible, plus complexe et qu'une mutation profonde se met en place transformant notre vie sans que l'on sache vraiment les contours de demain, les discours deviennent de plus en plus péremptoires. Quand la nature des convictions devient floue, la parole, par compensation, se fait plus tranchante. La violence reptilienne de l'expression vient pallier la fragilité du contenu. Tout se passe comme si les formulations des leaders d'opinion ( journalistes, hommes politiques, syndicats.........) ne reflétaient qu'un vieux monde en voie d'engloutissement , un monde qui n'existe pratiquement plus mais dont l'image survit à sa disparition comme la lumière des étoiles éteintes nous parvient encore du néant.

    Ces jugements basiques peinent à faire entrer les luttes, les souffrances, les attentes et les dominations nouvelles dans des grilles d'analyse usées du passé et, donc, dépassées. Les vieux cabots du spectacle politico-médiatiques, les installés de l'ancien monde, les messieurs "je sais tout...." qui hantent les radios et les JT de canal + ou autres, les candidats à la présidence de partis etc....devraient cesser de se montrer péremptoires. Ils devraient lire Edgard Morin (un de mes maîtres à penser) qui décrit la métamorphose que nous vivons. Métamorphose est un concept superbe, issu de la biologie et que l'on peut décliner en de multiples sciences. Ils deviendraient plus humbles dans leurs certitudes. Ils s'apercevaient que dans le sous sol du théâtre social, des réalités autres sont en germination, des dissidences fusent qui ne ressemblent plus à celles d'hier.

    Ils le savent mais il s'accrochent au strapontin qu'ils ont encore.

  • "S'ils ne nous font pas rêver, on les empêchera de dormir"

    C'est vrai que nous sommes nombreux à être un peu décus par Hollande et par une équipe marquée par quelques erreurs de casting assez lourdes et rédhibitoires.....

    ALORS, on se dit que peut être si....si...DSK n'avait pas versé dans des épisodes clauques et libidineux...si il était à la place.....

    NON

    je suis un des rares à avoir dénoncé dans mon blog -bien avant les épisodes ubuesques du Sofitel et du Carlton- le mystificateur qu'est DSK (intrinsèquement, fondamentalement, irréversiblement). On l'a de toutes parts ensencé comme économiste. ll n'y avait pas d'adjectifs assez flatteurs pour le porter au pinacle. Je disais à l'époque que l'économiste était nul, qu'il était un imposteur, une bulle médiatique. Il n'a apporté aucune idée nouvelle, aucune contribution à cette science, aucun fait marquant qui ait fourni une avancée indiscutable, même  lorsqu'il était (par une entourloupe politique de Sarko) patron du FMI. Il avait préféré étrangler la Grèce soit disant pour la sauver mais, en fait, en sauvegardant les comptes des  banques européennes. Lorsqu'on lui demandait comment faire repartir la croissance il répondait pas des méthodes keynésiennes dont le résultat n'aurait été que l'approfondissement des déficits.

    FACILE maintenant de tirer sur l'ambulance, à présent que le masque est tombé

    DONC, pas de nostalgie de ce qui aurait pu être avec DSK. L'homme est vermoulu.....vermoulu...rien n'est pire.