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  • Pour sourire !

    Trop sérieux mon blog. Tentative pour le dérider. Quelques sourires en devinettes.

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    Pourquoi la psychanalyse des hommes est-elle plus rapide que celle des femmes?

    Parce qu'il s'agit de remonter à l'enfance et qu'avec les hommes on y est déjà

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    Pourquoi les femmes choissisent elles des hommes immatures, à l'égo surdimensionné, souvent narcissques, presque toujours râleurs...assis devant leur télé ou leur ordi?

    Elle ne choississent pas. Il n'y en a pas d'autres

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    Pourquoi les hommes d'équipages crient ils  "les femmes et les enfants d'abord" quand le bateau coule?

    Parce qu'ensuite ils sont tranquilles les requins n'ont plus faim

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    "Ce n'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont raison"

    Coluche

  • "Non exsultate! Non jubilate"

    Je n'exulte ni ne me réjouis du "mariage pour tous" mais je ne suis pas non plus transporté de joie par les manifestations des opposants à ce projet lorsqu'elles sont récupérées par des extrêmistes de la foi et de la condition féminine.

    Les grands problèmes de société exigent la sérénité du débat et de l'écoute mutuelle. Mais je dirais que le "mariage pour tous" (quel mauvais slogan!) ouvre la boîte de Pandore, démolit un des piliers majeurs de notre société, un pilier porteur même, et fait exploser un tabou alors que je pense fortement qu'il faut respecter certains tabous.

    En tant qu'homme devenu de gauche, je ne me sens pas, mais pas du tout! en symbiose avec cette initiative  tellement inopportune dans une France déjà  en situation de rupture et de souffrance. On demandait à F.Hollande de se réveiller...zut! il l'a fait mais c'est pour nous faire faire des cauchemards et nous imposer les mesures anti-sociales de TVA.

  • Pour méditer

    Pour s'entendre, il faut s'écouter. Le malentendu est un défaut d'écoute. Pour s'écouter, il faut pouvoir se comprendre. Difficile parfois de pénétrer l'univers de L'Autre tant son milieu lui est propre, tant il est différent du notre, dur ! alors de créer l'empathie. Cette difficulté est résumée par le proverbe africain ci-après

    "C'est parce qu'il vit dans l'eau que l'on ne voit pas les larmes du poisson qui pleure"

    Il en est deux autres de même qualité mais dans des domaines différents. Le premier cherche à imager le fait que les erreurs de ceux qui dirigent et qui ont le pouvoir ne les impacteront que peu  alors que les  conséquences seront lourdes pour les humbles, les petits, les sans grades, ceux qui subissent et ne décident pas. C'est l'histoire (sociale ?) de la crise ; c'est histoire du chef d'entreprise qui fait les mauvais choix et licencie; c'est...l'histoire de la vie

    "Lorsque l'éléphant trébuche, ce sont les fourmis qui en patissent"

    Le dernier proverbe est plein d'espérance. Mais il me fait problème. Le soleil est il le même sur les trottoirs de Manille ou sur les villa de Neuilly ?. Pour ceux qui, comme moi, croient à une vie au-delà, on peut supposer que le soleil, pour ceux qui ont vécu dans l'ombre et l'humilité, vient après. Il doit alors rayonner sans brûler.

    "Le soleil n'oublie pas un village parce qu'il est petit"

    " Un seul bras ne suffit pas pour entourrer le baobab"........."qui tient sa force des racines"

    On a besoin de tous. On doit se souvenir d'où on vient

  • La politique du CARE

    Dans la conclusion de mon livre sur "le partage", j'écris:

    " la politique du CARE mise en avant par Martine Aubry semblait repondre aux exigences de renovation du lien social: avoir le souci des Autres par plus de proximité, d'écoute, de protection collective, donc un meilleur partage par une solidarité repensée. Cette politique aurait permis de renouer avec ce que Levinas nommait la "non-indifférence à l'Autre". Nous avons sans doute perdu avec son abandon" (Page 120)

    Quelle surprise de voir dans la derniere revue de Telerama  (No 3278) un article page 44 et 45 intitulé "Au PS certains regardent du côté du CARE" qui exprime la même idée que la mienne en l'explicitant davantage mais dans le même esprit. 

    Comme son nom l'indique le CARE est une idée anglo-saxonne, donc un peu suspecte au PS chez certains dinosaures. Elle émane, de surcroît, d'une femme (Carol Gilligan) ce qui l'a rendu un peu plus douteuse pour certains machos. En outre, les valeurs du CARE (prévenance, responsabilité, attention éducative, compassion, attention aux besoin des autres) sont apparus comme "traditonnellement associées aux femmes et donc peu généralisables" (!?)....

    Comme le souligne Télérama, convoquer la référence au seul Etat Providence ne suffit plus pour sortir de la crise ou répondre aux vulnérabilités plurielles. la CARE peut aider à fabriquer un nouvel état social capable de répondre aux nouvelles formes de précarité. Un Etat solidaire, sans être tout puissant, moins soucieux d'une égalité de principe que des voix les plus fragiles et les plus discriminées. Un Etat qui ne se soucie pas uniquement de la réduction du chômage mais de la souffrance au travail par exemple. Mais on pourrait les multiplier. Aux défis nationaux le CARE ajoute des soins ciblés envers ceux qui sont dans la difficulté. A mon sens, mais je peux me tromper, l'idée du CARE restaure pleinement la notion de service public dont on ne parle pas assez aujourd'hui.

    A F.Hollande qui voulait "réenchanter le rêve français" et qui, à présent relève les taux de la TVA (!), je lui conseillerais de lire ou mon livre ou télérama. Y figurent la même bonne et saine idée, au demeurant génératrice de rêve.

    Si j'ai des commentaires à cette note que j'ai voulu modeste, je développerai le CARE dans ce blog, ce que j'aurais du faire dans mon livre. A signaler 4 ouvrages sur ce thème dont un est "super" bien fait "Le Risque ou le CARE" de Joan Tronto.

  • Réflexion du jour

    "Sois humble car tu es fait de boue, sois noble car tu es fait d'étoiles"

    J'avais déjà commenté dans mon blog cette belle réflexion, laissée, comme bien d'autres, sans commentaire. Je vais aujourd'hui l'appréhender différemment

    J'insiste sur la  structure binaire de notre personnalité. Freud a peut être raison en faisant un différence entre le moi social (le moi extérieur) et notre moi intérieur (notre soi) surplombé par le surmoi qui tient un rôle de juge et de censeur. Plus prosaïquement et avec, bien sûr, une infinie modestie, je dirais que nous vivons dans l'ambivalence, dans une forme de dialectique permanente. Nous avons en nous le pire et le meilleur, selon une ligne de fracture ténue qui nous fait alternativement passer de l'un à l'autre. Entre ange et démon. Entre la fange et le sublime. Ainsi va notre vie. Tout le magnifique théatre Shakespearien porte cette thématique. Pas un seul être n'est tout à fait mauvais. Même Iago, l'homme de main d'Othello. Je l'ai vu dans les cours d'assises où le pire assassin a sa part d'humanité. "Each cloud has its silver lining".

  • Répartition des revenus et inégalités en france

    On parle beaucoup des inégalités en France mais sans souvent se référer aux chiffres réels de l'INSEE sur la répartition des revenus. Mon fils, florian, vient d'achever un travail  à NormalSup sur ce sujet. Il s'attache à faire ressortir les conséquences de la crise sur les revenus et leur répartition. Ne seront retenus ici que les faits saillants -trés résumés -de son étude. Les chiffres disponibles s'arretent à 2010.

    La répartition des revenus: le niveau de vie médian ( à ne pas confondre avec le revenu moyen) à diminué en 2010 en France pour s'établir à 19 270 euros. Les 10% des personnes les plus modestes disposent d'un niveau de vie inférieur à 10 430 euros annuels quand les 10% les plus aisés ont un niveau de vie au moins trois fois et demi supérieur, excédant 36 270 euros. En 2009 on avait constaté un " appauvrissement"(!) des plus riches dû à la baisse de la bourse et à la diminution des revenus des indépendants plus fortement corrèlés à la conjoncture que les revenus des salariés. 2010 à mis fin à cette exception et les revenus des 5% les plus aisés ont à nouveau augmenté de 1,3%.

    À l'autre bout de l'échelle sociale, on constate une recrudescence des personnes sous le seuil de pauvreté ( fixé à 964 euros en 2010) passées de 8,2 millions de personnes en 2009 à 8,4 millions en 2010. À ce niveau, elles forment une proportion lourde de 14,1% du total de la population.

    La répartition des revenus hommes/Femmes: les femmes ont un revenu individuel 25% inférieur à celui des hommes mais  la tendance est à une réduction des inégalités. Les écarts des salaires entre les femmes sont plus élevés que les écarts des salaires entre les hommes. (Effets temps partiel chez les femmes, soit 1/3 de l'emploi féminin).

    La répartition des revenus par activités: Surprise! en 2009 le niveau de vie des chômeurs a plus augmenté (+4,2%) que celui des personnes actives (+1,1%) . Ce paradoxe est dû à un effet de composition: la crise a mis au chômage des cadres et des seniors qui bénéficient d'allocations chômages (relativement) élevées.

    La répartition des revenus par région: le niveau de vie médian de l'Ile France est supérieur (on s'en doutait!) de plus de 2000 euros à la moyenne des autre régions mais avec, en son sein, des inégalités plus marquées qu'ailleurs. Par ailleurs, le taux de pauvreté monétaire (% de la population dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté) est, à titre d'exemple, trés fort en Corse, beaucoup moins élevé en Bretagne.

    la répartition des revenus par âge:  Les jeunes (18-24 ans) ont le niveau de vie moyen le plus faible ( 18.930 euros) et le plus fort taux de pauvreté monétaire. Le niveau de vie s'accroît avec l'age jusqu'à 65 ans point de rupture où, bien sûr, la relation s'inverse. On constate -et c'est important!- une concentration forte des personnes agées entre le 2ème et le 4 ème décile (valeurs qui partagent la distribution des revenus en 10 parties. Le 1er correspond à la population la + modeste, le dernier aux plus aisés): pres de 20% des 5% les plus aisés ont plus de 65 ans.

    La répartition des revenus selon la composition du ménage: les famille monoparentales et les familles nombreuses connaissent les niveaux de vie les + bas. Les familles immigrées cumulent souvent les deux.  Les chiffres l'illustrent clairement. On s'en doutait.

    les outils de redistribution: la réduction des inégalités est un impératif moral,social mais aussi économique.

    On constate un parallélisme entre montée des inégalités et hausse de l'épargne qui provient de l'augmentation des revenus du dernier décile, lequel épargne + que les autres. En période de crise, mieux vaut jouer sur le levier de la conso que de l'épargne, c'est une 1ere conclusion. La seconde est la reconnaissance que l'impôt est le mécanisme le plus puissant pour la réduction des inégalités, encore faut il qu'il soit suffisamment redistributif. Or, le taux moyen effectif de l'impôt (somme de tous les prélèvements exprimés en % du revenu brut) varie trés peu entre les déciles. La raison tient au fait que  la  proportionnalité des cotisations l'emporte largement sur la progressivité de l'impôt sur le revenu. La redistribution entre actifs est donc trés faible. Seule la fusion de la CSG et la CRDS avec l'IR irait dans la bonne direction.