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  • Je m'interroge.....

    Je n'étais pas juré au procès de Matthieu pour le meurtre et le viol d'Agnès Marin. Je ne connais donc pas le dossier. Ma qualité d'ancien juré, et mes travaux depuis, me conduisent cependant à quelques réflexions, à contre-courant d'une certaine "satisfaction-jouissive" que l'on voit poindre, partout, à l'annonce de la sévérité du verdict.

    Les jurés ont à affronter la force considérable que constitue "la dictature de l'émotionnel". Dans une cours d'assises (et plus encore à huis clos), l'émotion est partout. Le juré est en état second car il reçoit des chocs- lourds- qu'inflige l'ennoncé d'atrocités, la vision d'images insoutenables et l'analyse de faits qui donnent la nausée par leur monstruoisté. Ce qu'on appelle "le poids de l'accusation" est hallucinant. Tout concourt à faire de l'accusé un monstre (ou en accentuer son profil) car ses attitudes ou ses paroles, dans le prétoire, sont toutes considérées en sa défaveur.  Le juré se préoccupe avant tout de la douleur de la partie civile. les éléments à charges qui pèsent sur l'accusé, l'y conduisent. Inconsciemment, revient dans sa tête ce rappel lancinant "cela aurait pu arriver à mon fils ou à ma fille...". Dans cet état d'esprit, le juré est rassuré de voir l'accusé neutralisé dans son box et la société ainsi protégée, ce qui le conduit à "perpétuer" cette satisaction par une lourde peine.

    Or, mon expérience de juré me dit que rien n'est plus dangereux que l'émotion car elle balaie tous les principes de justice ....et peut conduire ainsi à l'injustice. La + difficile tâche d'un juré: se prémunir contre l'impact de la violence émotionnelle dans le délibéré. Se dire aussi que dans chaque être humain il y a sans doute une part d'humanité, une part de bon, une chance de rédemption.

    Pour moi le verdict infligé à Matthieu - compte tenu de son age aussi au moment des faits - est un verdict sous l'influence de l'émotionnel, donc déséquilibré et excessif.

    Ne pas oublier non plus la descente aux enfers des parents du condamné

  • A réfléchir

    "A ton deuxième nauvrage, n'accuse pas la mer "

    "L'écrit du savant est aussi précieux que le sang du martyr"

    "On peut trébucher sur une pierre et être capable de gravir une montagne"

    " La solidité du baobab vient de ses racines"

  • Comment le savoir?

    Comment préserver l'âme des effets toxiques d'une trilogie bien connue, celle du pouvoir, de l'argent et de la renommée? Depuis les mérovingiens - et même avant.....- les philosophes nous ont mis en garde contre ce venin qui pourrit, comme une vermine, les fondements de toute personnalité. Ceux qui y résistent sont immunisés pour la vie; ils éclairent le chemin et nous guident prés des dieux. Si la rareté fait la valeur, ils sont peu et immenses.

    Je ne sais pas si j'ai su résister. Sans doute pas. Seuls les Autres ont la faculté de le dire. Le venin vous conduit a une sorte de paranoïa qui brouille gravement la perception sur soi même. Les courtisans ne vous aident pas! Ma concierge sait bien que tout cela n'engendre pas le bonheur. Sa qualité d'analyse ne va pas plus loin. Elle ne m'a pas interrrogé,.....mais si elle l'avait fait, je lui aurais dit que la trilogie gêne plus qu'elle ne favorise l'obtention du bien le plus précieux de la vie: la tendresse, celle que l'on partage avec ceux qu'on aime. Le partage, l'échange et la tendresse appartiennent plus aux pauvres, aux inconnus, aux sans pouvoir qu'aux nantis, beau pied de nez de la vraie démocratie, celle qui ouvre à parts égales, ou presque,  les portes de la joie a tous. J'écris "presque" car il y a ceux qui souffrent dans leur chair et ceux que le deuil chavire. Eux ont toutes mes pensées, mes plus tendres pensées.

  • Rabindranath TAGORE

    Poème connu, bien sûr. Il manquait à mon blog.

     

    "Je dormais et je rêvais

    que la vie n'était que joie.

    Je me suis réveillé et j'ai vu

    que la vie n'était que servir.

    J'ai servi et j'ai compris

    que servir était la joie".


    Ne pas servir une mauvaise cause. S'engager c'est servir ausssi.

  • Partage et écologie

    Lors de l'un de mes derniers passages sur une radio, j'ai été interpelé par un journaliste qui s'est étonné que je mette des préoccupations écologiques dans le concept du partage. Ce blog va me permettre de préciser ma pensée.

    L'écologie a une forte dimension de partage lorsqu'elle mobilise des solidarités pour protéger préserver aménager restaurer l'environnement. Cette dimension existe aussi lorsqu'il faut s'unir pour se prémunir contre les risques que fait courir l'activité humaine pour maintenir les grands équilibre de la Planète Terre.

    Face à une croissance démographique qui apparaît encore aujourd'hui illimitée, il faut économiser des ressources qui, elles, ne sont pas inépuisables. Le progrès devrait se mesurer sur des critères d'amélioration de qualité de vie plutôt qu' à l'aune de la quête d'une croissance économique devenue aussi nécessaire qu'illusoire. Face au chômage la croissance est une utopie indispensable mais parce qu'elle est utopique, il conviendrait d'organiser un meilleur partage des richesses. La doxa capitaliste mêt toujours la quête de la performance au coeur du logiciel. Il n'est pas étonnant que la composante écologique ne soit plus qu'une "variable d'ajustement" dans les programmes. D'ou sa régression amplifiée par l'indigence de certains des partisans politiques qui se proclament "Verts" mais sont plus préoccupés de réussite individuelle que de bonheur collectif.

    La composante écologique du partage a une dimension intergénérationnelle puisque la satisfaction des besoins d'aujourd'hui ne doit pas aboutir à la compromission des capacités pour les générations futures. Le développement durable a un fort sousbassement de solidarité collective. On n'a pas le droit de dire que l'écologie est "une affaire de riches;c'est plutôt un devoir de riches et une affaire de tous.

    La composante écologique a aussi une dimension transnationale puisque les questions qu'elle pose ne peuvent être résolues dans l'épure des frontières nationales. C'est l'évidence...Curieuse législation européenne qui limité les produitd toxiques aux abeilles à des régions limitées ! !

    Il ne faut pas l'envisager sur un mode punitif en réduisant nos consammations matérielles. Il faut repenser nos modes de vie pour les rendre soutenables tout en cherchant à assurer le bien être de tous.