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  • Notre rapport au temps

    Dans l'Europe médiévale, la chrétienté fut d'abord une structuration du temps humain, avec ses célébrations religieuses et son calendrier liturgique.

    De nos jours, la "religion" médiatique procède d'un tout autre rapport au temps. Elle est entièrement dévolue à l'instant. Elle fixe de façon impérative une nouvelle façon d'habiter la durée. Le temps des médias n'est pas seulement le présent de l'indicatif, il est aussi défini par l'urgence. Il y a une injonction qui fait du chronomètre un défi permanent, un adversaire à combattre. Nous ne possédons pas le temps, c'est lui qui nous possède. Le temps n'est plus notre allié il est notre ennemi. Il n'obéit plus vraiment à cet écoulement inexorable dont se chagrinait la littérature romantique, il prend désormais la figure d'un déferlement.

    Nous avons l'impression (fausse) que le temps s'accélère et qu'il faut tout soumettre à cet emballement, y compris nos croyances. Nous avons peur de stagner et de ne pas changer assez vite. Inconsciemment, nous finissons par faire de la vitesse le symbole de l'innovation et de la réussite. La vie humaine devient une course compulsive dans laquelle les retardataires sont les vrais vaincus. Nous n'acceptons que difficilement d'être l'otage de nos propres croyances, de nos fidélités et de nos engagements à long terme. Nous sommes dans une dynamique du zapping et de la fugacité. Nos croyances deviennent nomades.

    A ceux qui sont intéressés par ce thème et qui voudraient réagir à ce que je dénonce je ne serais trop recommandé d'aller voir un blog " indestructiblement et doucement mêlé" de Rozven en faveur du "slow mouvement"

  • La fable du colibri

    Je me suis aperçu que peu de monde connaissait cette fable y compris parmi les étudiants. La voici:

    La fable du colibri est brésilienne, répandue en France par un sage, Pierre Rabbi,

    Dans la forêt amazonienne survint un gigantesque incendie. Les arbres flambent de toute part. Tous les animaux de la forêt courent à toute allure, tentant de s'enfuir pour échapper à la mort. Parmi tous ceux qui détalent à perdre haleine, il y a un tamanoir, cet étrange mammifère au long museau qui mange des fourmis et qui est loin d'être agile et rapide. Courant du mieux qu'il peut, le tamanoir se retourne et voit derrière lui un minuscule colibri, vert électrique, qui, lui, au lieu de s'enfuir, va dans une mare, prend une goutte d'eau dans son petit bec et la jette dans l'incendie, refaisant sans cesse le même circuit.

    Le tamanoir, méchant et agressif, un brin humilié, s'adresse au colibri et lui dit: "pauvre crétin ! Tu ne penses tout de même pas arriver à éteindre l'incendie comme cela?"

    Le petit colibri, tout en continuant son travail, lui répond avec sa petite voix: "Je sais bien mais je fais ma part".

    Ne pas attendre que les politiques (soucieux de leur profil de carrière et de leur ego) agissent. FAIRE SA PART ! Faire sa part dans une asso, un quartier, une famille....Une société où chacun se met à faire sa part est sauvée.