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  • Le silence

    Donner de la VALEUR au silence. Note déjà ancienne mais revisitée pour mes nouveaux lecteurs

    Le silence de celui qui souffre et s'enferme dans sa solitude parce que l' Autre ne peut  partager son ressenti. les grandes douleurs sont  muettes. L'écoute doit entendre l'Autre dans son propre silence.

    Le silence de celui qui ne sait pas, dans l'assemblée des sages qui savent parce qu'ils ont été formés ou informés. Le silence issu d'inhibitions dévastatrices qui "accumule des explosifs". Le silence comme l'antichambre de la violence qui sera un exutoire,  par des paroles agressives trop longtemps refoulées.

    Le silence si nécessaire dans un monde de fureur et de bruit.

    Le silence de l'accusé en cours d'assises parce qu'il ne sait pas expliquer et que tout concourt à alourdir le poids de l'accusation. Le silence de la partie civile murée dans sa douleur. Le silence des jurés, forcément mutiques dans le prétoire où les souffrances extrêmes qui s'y expriment (souvent bruyamment) les tétanisent déjà.

    le silence, un ami qui ne trahit jamais.

    Le silence de ceux qui vivent dans la spiritualité, ce silence qui les rapproche de Dieu, celui des cloitres et des abbayes.

    Le silence des sourds, handicap qui leur vole le monde et toute communication avec lui en les isolant

    le silence des êtres que l'on a trompés et qui s'y réfugient

    "le silence a alors le poids des larmes" nous  dit Aragon

  • Savez vous qui vous êtes?

    Si vous êtes catho, évangéliste, réformé, juif, musulman chiite, sunnite, allaouite, sikh, bouddhiste... vous avez une religion et une "étiquette". Si vous avez perdu la foi, ou si vous ne l'avez jamais eue...alors qui êtes vous?  "Courrier international" - que vous lisez, bien sur!- a évoqué récemment ce sujet

    7 possibilités

    - Agnostique:

    L'agnosticisme n'est pas l'athéisme. L'agnostique considère que l'existence de Dieu est à jamais indémontrable. C'est alors l'agnostique "pur et dur". Il existe un agnosticisme plus ouvert qui dit "je ne sais pas si Dieu existe".

    - Athée

    L'athéisme est la négation totale du concept de divinité. Il peut prendre plusieurs formes

    ° l'athéisme scientifique: les progrès de la science permettent d'expliquer le monde sans aucun recours à un dieu de type biblique. Chacun se souvient du dialogue entre Napoléon et Laplace: "Monsieur de Laplace, je ne trouve pas dans votre système mention de Dieu"; "Sire, je n'ai pas eu besoin de cette hypothèse".

    ° l'athéisme philosophique; Dieu est ramené au concept de Nature ( chez Spinoza). l'athéisme refuse, par la suite, de postuler l'existence d'entités qui ne peuvent être ni prouvées (rationnellement démontrées) ni observables. C'est la volonté d'un monde sans métaphysique. Rappelez vous le cri de Nietzsche ( Qu'avons nous fait ! ...nous avons vidé la mer..").

    ° l'athéisme spirituel; L'athéisme n'empêche pas la croyance en d'autres formes de pensée abstraite ou d'émotions mystiques. Le Bouddhisme dont les dogmes ne font pas intervenir la notion de divinité peut, nolens volens, être considéré comme une forme d'athéisme. Toutefois, je reconnais que cette remarque est controversée. Comte-Sponville ( à lire, vraiment!) parle de l'Esprit de l'athéisme comme une introduction à une spiritualité sans Dieu"

     - Antithéiste

    Se dire Antithéiste signifie que l'on considère la religion comme dangereuse. Ce terme implique une sorte de militantisme qui dépasse le fait de prôner la séparation de l'Eglise et de l'Etat. L'antithéisme remet en cause la légitimité de la foi en tant que facteur moral ou source de connaissances. Ils dénoncent les ravages occasionnés au nom de Dieu.

    - Sceptique

    Les sceptiques placent l'esprit critique au centre de la réflexion et émettent des doutes sur tous dogmes religieux.

    - Libre penseur

    La libre pensée est une posture intellectuelle selon laquelle les opinions doivent s'appuyer sur la logique et sur les faits plutôt que sur l'autorité et sur les traditions. Voltaire et Locke développent ce courant (voir mon livre sur le "Partage")

    - Humaniste

    L'humanisme cherche le bien être général en encourageant la compassion, l'égalité, l'autodétermination et toutes les valeurs qui permettent de s'épanouir et de vivre ensemble. Ces principes ne proviennent pas d'une révélation divine mais de l'expérience humaine.

    - Panthéiste

    Les panthéistes rejettent l'idée d'un être suprême, mais croient que le divin se manifeste à travers tout ce qui existe.

    Si vous ne vous reconnaissez pas dans ces catégories, vous êtes peut être un adepte du Vaudou. Lorsque je suis de nombreuses fois allé à Haïti, un ami haïtien me disait toujours: "Si tu ne connais pas le Vaudou, le Vaudou lui te connaît".

     

  • Troubles de la personnalité

    Depuis longtemps, la France est atteinte de troubles graves de la personnalité.

    Comme lors de la plupart des grandes catastrophes , on assiste, (voir les inondations dans l’Hérault), à de superbes élans d'entraide et de solidarité. Il n'est pas un citoyen qui, la-bas, ne vienne aider son voisin sinistré. Peu importe si on ne lui adressait pas la parole depuis des années. Mais c'est très bien ainsi et notre société, je ne cesse de le dire, ne sera sauvée que par une rupture civilisationnelle basée sur plus d'entraide, de partage et de solidarité. L'économie solidaire ou collaborative comme seule réponse à la mondialisation.

    OUI mais les mêmes zélateurs qui s'empressent de montrer leurs magnifiques élans de solidarité, vociféreront contre toute imposition fiscale en oubliant que l'impôt est l'un des mécanismes les plus redistributeur de richesses et, donc, de partage et, en définitive d'entraide, au service notamment de projets collectifs et solidaires.Pas bien, d'ailleurs de supprimer la première tranche de revenus! Certes, il faut la minorer le plus possible; mais, il est bon que tout citoyen ait le sentiment de contribuer à la société à laquelle il appartient, même si c'est par un très faible apport financier.

    Les rebellions de professions libérales tentent de dénoncer avec véhémence toute atteinte à leur statut, bien calé par une règlementation avantageuse, lequel statut garantit et protège leur activité, en limite l'accès et assure aux heureux bénéficiaires de confortables revenus. La capillarité familiale de ces professions pérennise un statut social, assuré pour différentes générations. Cela sent parfois la chasse gardée de l'Ancien Régime.

    Les mêmes se plairont à dénoncer, dans leur salon confortable, la totale incapacité de la France à se réformer, son inaptitude au changement et aiment à invoquer la nécessité de revoir "le modèle français". Sans toucher leur corporation bien sûr.

    On pourrait multiplier les exemples de ces troubles de la personnalité qui sont, au fond, de belles incohérences!

    Cette situation montre la force des conservatismes et notre inaptitude à engager des réformes face à la mutation vertigineuse du temps présent. Nous sommes en décalage.