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  • Fréquentons les proverbes africains

    statue afrique.jpgIl faut fréquenter les proverbes africains car ils sont comme le tam tam porteurs de messages et de grande sagesse.

     1- Le mauvais danseur attribue ses maladresses au joueur de tam tam.

    2- Tous les blancs ont une montre mais ils n'ont jamais le temps

    3- Ce que tu aimes vaut mieux que ce que tu possèdes

    4- Si tu as été piqué par une abeille, ne passe pas ta colère sur le criquet

    6- Tant que tu n'as pas traversé la rivière n'insulte pas l'alligator.

    7- Quand le lion devient vieux, même les mouches l'attaquent.

    8- Si quelqu'un t'a mordu et que tu ne l'as pas mordu, il dira que tu n'as pas de dents.

    10- C'est parce qu'il vit dans l'eau qu'on ne voit pas le poisson qui pleure.

    11- Celui qui rame dans le sens du courant fait rire les crocodiles.

     

    A se souvenir de ces  paroles sages et pas anodines

  • Procrastination

    Procrastination ou remette à demain ce que l'on pouvait (devait?) faire aujourd'hui.

    Un consensus existe désormais pour considérer que la France souffre de ne pas avoir été réformée. La faute à ceux qui ont gouverné depuis 20 ans, de toute obédience, de toute étiquette. Ce constat fait l'unanimité.

    Oui mais pourquoi ce pusillanisme politique, à droite comme à gauche, cette absence de risk management de la part des pouvoirs publics?

    Un des grands coupables, peut être la faute originelle, est à mettre au compte de François Mitterrand qui ne cessait de répéter "Il faut laisser du temps au temps". Magnifique alibi qui a permis de justifier de la part des pouvoirs publics des occultations, dénis, sous-estimations, et de mettre en place des commissions,  consultations, concertations. Plutôt que de réformer, on a préféré légiférer. l'activisme législatif a donné l'illusion d'agir; on avait à faire à un volontarisme de façade. Les plans d'urgence, sans cohérence, calmaient les attentes. Ils s'inscrivaient dans des préoccupations de court terme.

    Il y a un mal français: la peur du changement. Alors, on affirme que "il manque le budget" "le sujet n'est pas mûr" que l'on risque de "mettre les gens dans la rue" que "le gouvernement ne tiendra pas" quand ceux qui y sont n'ont qu'une obsession, celle de finir leur mandat sous les boiseries dorées de la république.

    La conséquence de la procrastination en terme politique et sociétal est d'avoir mené notre modèle social à un niveau explosif, difficilement supportable en tout cas. La protection sociale en France (comprenant les allocations familiales, l'aide au logement etc...) représentait 27% du PIB en 1990. Son niveau s'est élevé à 34% en 2013 (source SCOR citée par le magazine "challenge")

  • BOUC EMISSAIRE

    " Lorsqu'on ne connaît pas la vérité, il est bon de disposer d'une "erreur commune" sur laquelle on puisse s'entendre"  (Pascal)

    Lorsqu'on diverge sur les buts et  les moyens, lorsqu'on est au sein d'un groupe en situation de conflit et donc incapable d'agir, collectivement, il est bon de disposer d'un adversaire commun contre lequel on puisse s'unir. Cet adversaire est alors un bouc émissaire, c'est à dire, celui qui dans la Bible est chargé de tous les péchés, au centre d'un rite d'expiation. Curieuse et tragique ironie de l'Histoire: c'est dans la civilisation juive que naît ce concept de bouc émissaire, par ceux, donc, qui en seront les principales victimes.

    La croyance au bouc émissaire est très souvent, comme le dit si bien Pascal, une adhésion à une "erreur commune" qui n'en a pas moins des effets pratiques et utiles. Le bouc émissaire concentre la violence sur lui; il évite sa diffusion et celle de sentiments d'agressivité à l'ensemble du groupe ou de l'entité. Il est - vous le savez bien ! - plus facile de s'en prendre à un coupable que de comprendre la complexité d'un processus objectif.

  • La PEUR

    Tout le monde a peur.

    Mais difficile de l'avouer. Alors on invente des mots qui ne sont qu'un habillage de la peur: mal-être, stress, incertitude, crise, mondialisation....des situations  extérieures  qui reflètent une peur qui est en nous, à caractère souvent émotionnel.

    La peur est l'arme du dominant qui lui permet de dominer, au fasciste d'opprimer, au macho de soumettre. Attention à la peur  dans la boîte à outils de tout pouvoir. Les politiques sécuritaires façonnent des lois pour nous rassurer de dangers qui n'existent pas toujours. Elles finissent par nous convaincre de menaces graves souvent exagérées parfois inventées.

    Il y a de fausses peurs qui nous pourrissent la vie: peur de ne pas être à la hauteur, de décevoir, d'échouer,de ne pas être aimé, de la solitude....et qui font faire des choses à contre-sens ou inutiles. Elles nous font louper la vie.

    Nous finissons par vivre dans une bulle d'appréhension constante.

    Il y a la peur qui "nous donne des ailes aux talons" ou "nous cloue les pieds et les entrave" disait Montaigne. Il y a la peur liée au fait que l'existence humaine est marquée par la fragilité et la précarité (maladie, échec, mort). Lire pour cela le grande Hannah Arendt, Emmanuel Levinas et sur l'insécurité sociale, matrice de bien des peurs, Robert Castel

    La peur est contagieuse.

    Parfois, elle ne se verbalise pas  et s'exprime par le cri. E. Munch a peint "le cri", angoisse de l'Homme face à sa perte.

    La peur qui revient des tréfonds de notre enfance et sert alors à l'analyse psychanalytique, celle, aussi, liée à l'éducation (un père autoritaire).

    La peur de l'étranger, de l'autre, surtout de celui qui est différent, de l'handicapé. (Voir " l'inquiétante étrangeté "de Freud)

    La peur génère le principe de précaution. C'est un principe pervers parce qu'il tend à nous conforter dans l'idée que nos peurs ont une cause réelle et objective alors que ce n'est que  rarement le cas. Nous vivons dans le fantasme du danger permanent. Mais les craintes infondées sont à l'origine de juteux marchés et de basses politiques. Les exemples abondent.

    Enfin, on peut facilement conclure par  "C'est de la peur dont j'ai peur"si souvent citée.

  • Ecoutons Carl Gustav Jung

    index.jpgCe penseur nous donne un modèle conceptuel pour comprendre ce qui se passe au mitan (mi-temps) de la vie, période difficile, parfois période de crise.

    Jung nous dit que nous passons d'un processus qui va de l'homme extérieur à l'homme intérieur.

    La première partie de la vie serait consacrée à l'affirmation du moi, de l'ego, avec les buts qui lui sont propres: construire sa carrière , bâtir une famille, réaliser une oeuvre. La première partie de l'existence est égotique. Il s'agit de réaliser ses projets, ses ambitions, d'affirmer son Moi. Notre monde de la performance, de l'efficacité, de la rentabilité valorise ces buts.

    La seconde partie a un but différent puisque l'énergie vitale se met progressivement au service du Soi, c'est à dire de l'intériorité. Nous traversons  des deuils et des renoncements (celui de plaire physiquement, par exemple....) pour se consacrer à l'épanouissement de l'âme. Jung dit "le but est de parfaire son être". Michel Serres (dont je recommande fortement la lecture aux visiteurs de mon blog) ne dit pas autre chose lorsqu'il affirme: "Tu n'as plus désormais à produire mais à découvrir le vrai grain de ta vie" Magnifique!.

    Dans la vie, il y a ce que nous faisons et ce que nous sommes. On est dans le faire quand on exerce une activité professionnelle, immergée dans la société. On est dans l'être quand on se parle de personne à personne. Il est plus facile d'être quand on a (plus ou moins) abandonné son statut social...et que s'approche les étapes du vieillissement et de la mort.

  • Faire part d' une rencontre interdite

    DSC01744.JPGDSC01743.JPGCe livre publié chez Dalloz est né d'un procès d'assises où j'étais juré et au terme duquel j'ai collectivement participé à une sanction extrêmement lourde pour l'accusé. Mon intime conviction n' a pas prévalu. J'estimais que la personne dans le box méritait la clémence.

    Après cette décision, "mes nuits ne furent pas aussi belles que mes jours" ! . Je ne cessais de penser à l'âme qui croupissait dans les geôles calamiteuses de notre république.

    Plusieurs années après, j'ai contacté l'avocate de la défense pour lui demander "que puis je faire pour cette personne   "injustement " incarcérée?.

    L'avocate, Marie Dosé, m'a envoyé balader! Sévèrement....

    J'ai alors écrit un livre témoignage sur mon vécu de juré. Il fut surtout une catharsis pour moi.

    L'avocate, pourtant accaparée par de célèbres affaires judiciaires en cours, est alors revenue vers moi et ce livre reproduit le dialogue de notre rencontre, un échange assez vif, complice aussi...parfois.

    Ce second livre a donc une thématique semblable au premier mais il est écrit avec un prisme volontairement moins pédagogique et plus provocateur que le premier.

     La 4ème de couverture vous en dira plus sur le contenu de l'ouvrage.

    Tous, vous pouvez être juré demain. Ce livre essaye de vous dire ce que cette fonction recouvre en termes de charges émotives, d'expériences de vie, d'exigences fortes, de rapports de forces, de pouvoirs reconnus mais de moments de solitude aussi.

    Ce nouvel ouvrage aborde des questions que nous nous posons souvent:

    "la défense des êtres les plus odieux et les plus pervers",

    "la place de la vérité et de la morale aux assises, surtout pour lesz avocats"

    "le rapport de ces valeurs avec le droit"...

    L'avocat et le juré confrontent leur approche respective.

    Ces pages vous diront le terrifiant pouvoir de juger, une fonction usurpée aux dieux et qu'on accomplit dès lors qu'imparfaitement.

    Malraux avouait que "juger c'est ne pas comprendre; si on comprenait, on ne jugerait pas". Il avait raison.

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