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Le temps de se taire

Le temps de se taire... lors d'une retraite dans une abbaye...dans le recueillement et le silence. Dans l'isolement d'une cellule - une existence dont la tranquillité alterne avec le repas sans parole, la solennité du rituel et les promenades solitaires dans les bois - les eaux troubles de l'esprit se calment et s'éclaircissent. Ce qui vous était jusque là caché, remonte et vous atteignez à l'essentiel, avec un sentiment de plénitude et de sérénité, un état de paix. Un dépouillement pour un enrichissement.

C'est en vivant dans un monastère que l'on réalise le gouffre qui sépare l'existence monacale de notre vie ordinaire actuelle.

Les deux modes de vie ne partagent pas un seul attribut; non seulement les pensées , les ambitions les bruits, les lumières, le temps et l'humeur sont différents mais ils en sont l'exact contraire. Le passage de l'un à l'autre est douloureux. Le premier affronte le terrifiant problème de l'éternité; le second dérive au fil de l'eau - dans un court terme absolu - avec, souvent, une quête incessante de plaisirs et de récompenses.

Tout homme (ou femme) de pouvoir - même n'en détenant qu'une parcelle - devrait faire une pause, un temps de silence dans un monastère. Il/elle prendrait conscience de réalités humaines que le vertige de commander masque souvent. Ce serait quand même mieux que des séminaires de management dans des hôtels 5 étoiles!

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