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coup de gueule énervé

  • Assez des discours péremptoires !

    Se montrer catégorique toujours et partout participe à un des travers majeurs de notre époque. Alors que notre société devient plus imprévisible, plus complexe, moins aisément déchiffrable, les discours se font plus péremptoires.

    (dictionnaire: péremptoire = "à quoi on ne peut rien répliquer, rien objecter"..)

    Plus la nature des convictions devient floue, plus la parole, par compensation, se fait tranchante. La violence reptilienne de l'expression vient pallier, en somme, la fragilité du contenu. On assène une affirmation faute d'avoir la patience de raisonner. Le phénomène ne se réduit pas à une simple question de langage mais, parfois, à un déni de voir notre monde muter ou à la paresse de vouloir le comprendre.

    C'est souvent le cas des leaders d'opinions et de ces journalistes "je sais tout" qui traînent sur tous les médias d'infos en continue. Les vieux cabots du spectacle politico-médiatique n'ont pas vu le changement de paradigme civilisationnel. Jean claude Guillebaud, chroniqueur si pertinent et dont pas mal d'idées sont reprises dans cette note, dit même "qu'ils campent dans cet ancien théâtre où ils ont encore leur strapontin; ils véhiculent souvent une image qui a juste survécu à sa disparition comme la lumière des étoiles éteintes nous parvient encore du néant". Pas mal non?...

    C'est aussi le cas de rencontres dans notre vie personnelle. Les êtres péremptoires sont redoutables! ils sont des obstacles à l'échange, au partage et à la communication des idées. Fuyons les péremptoires ! Ce sont souvent des paranos, des dogmatiques, qui n'ont pour souci que d'affirmer leur supériorité.

  • Troubles de la personnalité

    Depuis longtemps, la France est atteinte de troubles graves de la personnalité.

    Comme lors de la plupart des grandes catastrophes , on assiste, (voir les inondations dans l’Hérault), à de superbes élans d'entraide et de solidarité. Il n'est pas un citoyen qui, la-bas, ne vienne aider son voisin sinistré. Peu importe si on ne lui adressait pas la parole depuis des années. Mais c'est très bien ainsi et notre société, je ne cesse de le dire, ne sera sauvée que par une rupture civilisationnelle basée sur plus d'entraide, de partage et de solidarité. L'économie solidaire ou collaborative comme seule réponse à la mondialisation.

    OUI mais les mêmes zélateurs qui s'empressent de montrer leurs magnifiques élans de solidarité, vociféreront contre toute imposition fiscale en oubliant que l'impôt est l'un des mécanismes les plus redistributeur de richesses et, donc, de partage et, en définitive d'entraide, au service notamment de projets collectifs et solidaires.Pas bien, d'ailleurs de supprimer la première tranche de revenus! Certes, il faut la minorer le plus possible; mais, il est bon que tout citoyen ait le sentiment de contribuer à la société à laquelle il appartient, même si c'est par un très faible apport financier.

    Les rebellions de professions libérales tentent de dénoncer avec véhémence toute atteinte à leur statut, bien calé par une règlementation avantageuse, lequel statut garantit et protège leur activité, en limite l'accès et assure aux heureux bénéficiaires de confortables revenus. La capillarité familiale de ces professions pérennise un statut social, assuré pour différentes générations. Cela sent parfois la chasse gardée de l'Ancien Régime.

    Les mêmes se plairont à dénoncer, dans leur salon confortable, la totale incapacité de la France à se réformer, son inaptitude au changement et aiment à invoquer la nécessité de revoir "le modèle français". Sans toucher leur corporation bien sûr.

    On pourrait multiplier les exemples de ces troubles de la personnalité qui sont, au fond, de belles incohérences!

    Cette situation montre la force des conservatismes et notre inaptitude à engager des réformes face à la mutation vertigineuse du temps présent. Nous sommes en décalage.

  • Clarification

    CV Mr ABADIE updated janvier 2013.doc

    Certaines personnes ont recherché dans les réseaux sociaux, mon blog, et les moteurs de recherches des renseignements me concernant, pour des motifs divers... pas toujours bien intentionnés d'ailleurs! Je leur donne mon CV dans une des versions  récentes. Ils économiseront du temps.

  • Quelques vérités d'évidence....hors toute polémique

    1-/ La famille est l'institution la plus ancienne, bien plus que le mariage qui n'existait peut être pas il y a cent mille ans. Nul ne sait. En revanche, le petit nourrisson n'aurait pas survécu sans environnement humain, au paléolithique par exemple.

    2-/ La famille préexistait au droit, à la politique, aux religions.

    3-/ Pour la définition de la famille, le Droit ne répond pas. Il y a bien un "Droit à la famille" mais qui présuppose la notion bien plus qu'il ne la définit. L'ethnologie n'aide guère non plus puisqu'elle va de la famille élargie au clan.

    Dès lors, André Comte-Sponville a raison de dire que ce n'est pas le mariage qui fait la famille mais l'enfant. Deux époux sans enfant: ce n'est pas une famille mais un ménage ou un foyer. Alors qu'une mère célibataire qui élève seule ses enfants, - ou un couple, marié ou pas, hétérosexuel ou pas, - qui élève les siens forment une famille (y compris s'il s'agit d'enfants adoptifs).

    4-/ Ainsi définie, la famille est un fait universel. On connaît des sociétés sans mariage (les Na, en Chine, par exemple) on n'en connaît pas sans famille. Famille et mariage sont deux institutions distinctes, qui peuvent exister ensemble (modèle social dominant) mais aussi séparément (aujourd'hui, de plus en plus d'ailleurs).

    5-/ Il est faux de confondre la crise du couple, ou sa fragilisation (divorces, séparations.....) avec une prétendue crise de la famille, la plus prisée de toutes nos institutions, la plus solide aussi.

     

  • Je m'interroge.....

    Je n'étais pas juré au procès de Matthieu pour le meurtre et le viol d'Agnès Marin. Je ne connais donc pas le dossier. Ma qualité d'ancien juré, et mes travaux depuis, me conduisent cependant à quelques réflexions, à contre-courant d'une certaine "satisfaction-jouissive" que l'on voit poindre, partout, à l'annonce de la sévérité du verdict.

    Les jurés ont à affronter la force considérable que constitue "la dictature de l'émotionnel". Dans une cours d'assises (et plus encore à huis clos), l'émotion est partout. Le juré est en état second car il reçoit des chocs- lourds- qu'inflige l'ennoncé d'atrocités, la vision d'images insoutenables et l'analyse de faits qui donnent la nausée par leur monstruoisté. Ce qu'on appelle "le poids de l'accusation" est hallucinant. Tout concourt à faire de l'accusé un monstre (ou en accentuer son profil) car ses attitudes ou ses paroles, dans le prétoire, sont toutes considérées en sa défaveur.  Le juré se préoccupe avant tout de la douleur de la partie civile. les éléments à charges qui pèsent sur l'accusé, l'y conduisent. Inconsciemment, revient dans sa tête ce rappel lancinant "cela aurait pu arriver à mon fils ou à ma fille...". Dans cet état d'esprit, le juré est rassuré de voir l'accusé neutralisé dans son box et la société ainsi protégée, ce qui le conduit à "perpétuer" cette satisaction par une lourde peine.

    Or, mon expérience de juré me dit que rien n'est plus dangereux que l'émotion car elle balaie tous les principes de justice ....et peut conduire ainsi à l'injustice. La + difficile tâche d'un juré: se prémunir contre l'impact de la violence émotionnelle dans le délibéré. Se dire aussi que dans chaque être humain il y a sans doute une part d'humanité, une part de bon, une chance de rédemption.

    Pour moi le verdict infligé à Matthieu - compte tenu de son age aussi au moment des faits - est un verdict sous l'influence de l'émotionnel, donc déséquilibré et excessif.

    Ne pas oublier non plus la descente aux enfers des parents du condamné

  • À Réfléchir

    Le meilleur des théologiens est celui qui se tait et, dans le silence, prend la main de celui qui souffre.....

    Il faut se méfier des jolis mots, des belles théories, des grands élans qui dégoulinent de bonnes intentions, des religions aussi. Plus j'avance dans ma vie, plus j'attache de l'importance au comportement, à l'exemple donné par sa propre attitude , au don de temps et de soi pour les Autres bien plus qu'une contribution d'argent. Les laïques, agnostiques et mécréants....savent le faire aussi bien que les plus érudits et les plus fervents des religieux, monothéistes ou autres, de ceux même qui vivent dans la plus élevée des spiritualités. Je me méfie de plus en plus de la bonne conscience comme des gens dit" bien pensant".