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migrants

  • Fermeture de l'EUROPE-CENTRALE aux migrants: les RAISONS

    La fermeture de l'Europe centrale aux migrants offre un double paradoxe:

    - premier paradoxe: ce sont des pays qui après  50 ans d'enfermement par Moscou considéraient que le plus grand acquis de leur révolution était la libre circulation des personnes...celle qu'ils refusent aujourd'hui aux non européens. Ils ont toujours été les plus fervents partisans de la mondialisation et, ironie hallucinante!, la présidence tchèque de l'Union Européenne avait -en 2009- pour devise "L'Europe sans barrière".

    - Second paradoxe: la répression de Moscou vis à vis de ces pays avait occasionné des vagues énormes de réfugiés. Plus de 200.000 hongrois avaient fuit les tanks soviétiques en 1956 trouvant en Autriche - et ailleurs en Europe-  un accueil qui leur a été offert. Idem pour les Slovaques, les polonais ou les tchèques!

    - première explication: ces pays ont d'abord été construits sur des débris d'empires multinationaux ( des Hagsbourg, Ottoman, Russe..) Ils n'étaient pas des Etats-Nations comme nous le sommes depuis longtemps en Europe de l'Ouest. Ils ont, encore aujourd'hui, à se construire une identité nationale, à s'affirmer comme Nation. Ils ne se sentent pas prêts à incorporer les migrants du Sud

    - deuxième explication: les pays d'Europe-centrale ont une aversion pour notre modèle "multiculturel de l'Ouest" qu'ils estiment avoir échoué en faisant le lit de l'islamisme. "Migration du Sud aujourd'hui, banlieue de l'Islam demain" selon eux.

    - troisième explication: Ils nous accusent d'avoir été à l'origine des flux actuels de migrants, nous qui avons mis le chaos en Irak, en Libye et ailleurs... Ils n'ont, disent-ils, aucun devoir puisqu'ils n'ont aucune responsabilité.

    Conclusion: La convergence des économies et des systèmes politiques a été spectaculaire depuis 20 ans entre l'Ouest et l'Est de l'Europe mais l'évolution des mentalités, du rapport à l'altérité, du modèle de société reste très différent.

    Merci à J.Rupnik qui dans "le Monde" du 3 septembre dit cela et beaucoup plus.

  • JAURES doit se retourner dans sa tombe !

    Quel spectacle donne "les politiques" lorsqu'ils parlent de l'infiniment cruel problème des migrants .....Beaucoup - j'en ai vu deux, en tout cas, au plus haut de l'Etat - entrain de lire, péniblement,  un papier qui leur a été préparé par un sous-directeur de cabinet quelconque . Rêvons. Si JAURES était encore là, il n'aurait pas besoin de support  pour rugir spontanément ses convictions. Le coeur parlerait. Pas le stylo de l'énarque vieillissant!