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souffrance

  • Notes de lecture

    Accompagnées et générées par quelques citations d'auteurs, ci-après quelques réflexions propices au débat. Elles sont arbitrairement regroupées par thème.

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  • Humbles réflexions sur la souffrance et la mort

    On se prépare à tout, sauf à la mort. La grossesse se prépare; l'enfant qui naît sera préparé à la vie : les parents l'accompagneront, l'éducateur le formera. La vie professionnelle aura des paliers successifs au grés de stages accumulés . Dans le quotidien de la vie, on arrangera de longue date une fête ou un départ. Les conseils pour l'après carrière vont se multiplier pour garantir une retraite seraine. Seules la souffrance et la mort ne sont jamais préparées. Pas de conseil, pas de stage, pas de formation. Il y a bien les soins palliatifs mais dans le "ghetto" de l'hôpital pour les patients en fin de vie.

    Le temps de la souffrance comme l'approche de la mort accroissent pourtant les fragilités dans toutes les dimensions de l'être: physiques, psychologiques, spirituelles, intimement liées les unes aux autres. L'homme heureux ne sait pas comment le trouveront la souffrance et la mort. Elles ouvrent un mécanisme de rupture, d'exclusion et donc de solitude. C'est le domaine du non-partage. Que sait la main qui tient la main du mourant sur ce qu'il endure dans sa chair et dans son âme, dans sa foi et dans ses doutes ? La solitude de Gethsémani a vu le cri désemparé du Christ "Père pourquoi m'as tu abandonné".

    Il faut aussi en finir avec l'idée d'une souffrance expiatoire et éducatrice, idées chrétiennes dépassées. Elle est comme la mort, une énigme. "Le meileur théologien, c'est celui qui garde le silence et s'assoit à côté de celui qui souffre". Il faut se préparer à affronter la solitude. Le meilleur moyen est, peut être, de se rapprocher au plus tôt de ceux qui endurent les maux du corps et les affres du "passage" prochain. Le bien portant doit savoir que le souffrant l'attend. Le mouvement vers l'Autre construit l'humanité de tous. Les personnels de santé et d'aumônerie ont leur rôle. Nous y avons, me semble-t-il, le notre aussi. Nous y gagnerons une propédeutique pour affronter l'ultime épreuve que nous allons vivre, à plus ou moins long terme. Parfois, nous constaterons sur le visage du mourant qu'il porte en lui même une "force de résurrection".

    J'ai été visiteur d'Hopital, il y a quelques années. J'y ai plus appris sur le parcours de la vie que dans les Universités. C'est mon "diplôme" le plus utile.